Tout savoir sur la tour to lyon et son architecture emblématique

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La Tour To Lyon s’impose comme un manifeste de l’architecture contemporaine lyonnaise : un gratte-ciel de 170 mètres qui redessine la silhouette de la Part-Dieu et réinvente les usages du quartier d’affaires. Livrée en 2023 après un achèvement du gros-œuvre en 2022, cette tour mêle bureaux, hôtellerie, commerces et espaces partagés sur près de 80 000 m². Conçue par Dominique Perrault Architecture et portée par VINCI Immobilier, la construction a relevé des défis d’ingénierie, de logistique urbaine et d’exigence environnementale pour viser des certifications élevées telles que HQE Exceptionnel et BREEAM Excellent. Loin d’être un simple volume vertical, To-Lyon se veut lien, socle d’échanges et catalyseur d’un nouveau paysage métropolitain où mobilité, travail hybride et mixité se côtoient.

En bref :

  • Hauteur : 170 m, immeuble de grande hauteur qui marque la skyline de Lyon.
  • Surface totale : ~80 000 m², mixité bureaux, hôtellerie, commerce et coworking.
  • Occupants clés : APICIL (20 000 m²), EDF (15 000 m²), Spaces (10 000 m²).
  • Éléments urbains : galerie commerciale 3 500 m², hôtel 4 étoiles (168 chambres), station vélo, parking sous la place Béraudier.
  • Certification : visée HQE Exceptionnel et BREEAM Excellent, label Well à l’étude.
  • Impact : renforcement du rôle de la Part-Dieu comme deuxième pôle tertiaire national et transformation de l’espace public.

Tour To Lyon : genèse, calendrier et chiffres clés du projet

La Tour To Lyon est née d’un double enjeu : répondre aux besoins croissants d’un pôle tertiaire dense et inscrire la Part-Dieu dans une opération de reconversion ambitieuse. Le programme a été lancé en 2019, a franchi une étape majeure avec la fin du gros-œuvre en 2022 et a été livré en 2023. Cette chronologie illustre la complexité d’un chantier d’IGH (Immeuble de Grande Hauteur) implanté dans un tissu urbain contraint.

Sur le plan programmatique, le bâtiment propose une combinaison réfléchie d’usages : bureaux (dont un regroupement majeur pour le groupe APICIL), espaces de coworking, commerces et hôtellerie. Cette mixité garantit une occupation pluriquotidienne et favorise la vie du quartier au-delà des heures de bureau.

Les chiffres clés donnent une vision concrète de l’échelle et des enjeux :

Élément Donnée Remarque
Hauteur 170 m Gratte-ciel repère pour la skyline de Lyon
Surface totale 80 000 m² Programme mixte : tertiaire, commerce, hôtellerie
APICIL 20 000 m² Siège consolidé au premier semestre 2024
EDF 15 000 m² Locataire majeur depuis 2023
Spaces (coworking) 10 000 m² Espaces flexibles pour nouvelles pratiques du travail
Galerie commerciale 3 500 m² Services et commerces en pied d’immeuble
Hôtel 168 chambres Hôtellerie 4 étoiles, attractivité touristique

Ces chiffres traduisent une ambition : faire de To-Lyon un moteur économique qui articule densité tertiaire et qualité d’usage. La réussite de ce volet programmatique dépend aussi de l’intégration urbaine : la tour s’ouvre vers la place Béraudier, le boulevard Vivier-Merle et l’avenue Pompidou, participant ainsi à la recomposition des espaces publics et à la connexion au pôle d’échanges multimodal (PEM).

Insight : la dimension programmatique et les chiffres traduisent une volonté d’usage continu et multi-temporal, indispensable pour qu’un bâtiment emblématique participe réellement au renouvellement urbain.

Architecture contemporaine : le parti pris de Dominique Perrault pour la Part-Dieu

La Tour To Lyon est avant tout une expérimentation formelle, où le design contemporain dialogue avec l’histoire du quartier. Dominique Perrault a imaginé une façade à plis, une trame vitrée qui se plisse pour créer profondeur et mouvement. Le résultat est une enveloppe qui capte la lumière comme un prisme, fragmentant les reflets et générant un effet kaléidoscopique selon l’ensoleillement.

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Le parti pris n’est pas purement esthétique : il traduit une volonté d’aligner l’ouvrage sur le principe de « réinvention » de la Part-Dieu, en cohérence avec les orientations urbaines proposées par l’AUC. La façade noire, aux allusions minérales (référence à l’obsidienne), donne au bâtiment un caractère reconnaissable sans prétendre dominer le site. Le geste architectural joue sur l’échelle : volumes assemblés, socle actif et verticalité marquée donnent à la tour une lecture en couches, qui facilite l’intégration au tissu existant.

La matérialité a été choisie pour répondre à des contraintes d’expression, mais aussi de performance : gestion de la lumière, contrôle thermique, acoustique et entretien. Le soin apporté aux joints, aux traitements verriers et aux protections solaires permet d’assurer confort et efficience énergétique, éléments indispensables pour viser des labels élevés.

En tant que bâtiment emblématique, To-Lyon illustre une posture contemporaine : architecture moderne qui se nourrit de références locales, articulant identité et fonctionnalité. L’équilibre entre sculpture urbaine et rationalité programmatique est la clé du succès esthétique et opérationnel.

Insight : le design n’est pas un ornement, mais un langage qui permet à la tour d’être à la fois repère visuel et corps utile dans la ville.

Ingénierie et construction dans un milieu urbain contraint

Le chantier de la Tour To Lyon a constitué un défi logistique et technique notable. Construire un IGH en cœur de réseau multimodal exige une planification fine des phases, des livraisons et des emprises au sol. Les équipes ont dû composer avec un flux urbain dense, des contraintes de voisinage, et des procédures de sécurité renforcées pendant les 4 ans d’exécution lourde.

Les opérations de fondations et de structure ont mobilisé des techniques adaptées aux sols locaux et à la sensibilité urbaine : pieux, radier et bétonnage successionnel. La coordination des grues, la gestion des rotations de bétonnières, et l’optimisation des livraisons en horaires décalés ont permis de limiter les impacts sur la voirie et les transports. La fin du gros-œuvre en 2022 atteste d’une maîtrise du calendrier malgré ces contraintes.

Sur le plan réglementaire et normatif, les maîtres d’œuvre ont appliqué des prescriptions robustes : respect des règles de sécurité pour les IGH, conformité aux exigences acoustiques et thermiques, et intégration des prescriptions HQE pour l’exploitation. Les procédés de construction ont été pensés pour faciliter la maintenance future et la transformation des plateaux, répondant à des scénarios d’évolution des usages.

En complément, voici des définitions techniques affichées pour faciliter la lecture des aspects chantier :

  • DTU (Document Technique Unifié) : norme française définissant les règles de l’art pour la construction et les mises en œuvre.
  • Planéité : qualité d’une surface mesurée par l’écart toléré sous une règle; pour certains revêtements souples, la tolérance usuelle est de 3 mm/2 m.
  • Ragréage : opération de lissage et de nivellement d’un support avant pose d’un revêtement de sol.
  • Pose flottante : technique où un revêtement repose librement sur une sous-couche, sans collage au support.
  • Taux d’humidité résiduelle : pourcentage d’humidité dans une chape; certaines poses collées exigent de rester sous 3 %.

Ces définitions, bien que plus usuelles pour des revêtements, sont utiles pour comprendre les exigences de mise en œuvre des espaces intérieurs de l’immeuble. La rigueur sur ces points conditionne la qualité d’usage et la durabilité des finitions.

Insight : la maîtrise logistique et la conformité normative sont des leviers essentiels pour transformer une ambition architecturale en ouvrage pérenne.

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Mixité urbaine et programmation : comment la tour réinvente les usages

La mixité est au cœur de l’ambition de To-Lyon. Le programme associe tertiaire, commerce, hôtellerie et espaces partagés, garantissant une vie urbaine plurielle. Cette combinaison répond aux nouveaux rythmes de la ville : présence de salariés, visiteurs hôteliers, riverains et usagers du PEM.

Les points saillants du programme :

  • Galerie commerciale de 3 500 m², destinée aux services de proximité et aux flux du pôle d’échanges.
  • Hôtel 4 étoiles de 168 chambres, consolidant l’attractivité touristique et d’affaires.
  • Zones de coworking (Spaces) : 10 000 m² pour répondre à l’évolution des formes de travail hybride.
  • Siège d’APICIL : 20 000 m², centralisant les fonctions corporatives et sociales.

Cette programmation crée des synergies concrètes : l’hôtel capte des flux d’affaires et touristiques, la galerie alimente l’activité quotidienne, les espaces de coworking favorisent l’innovation locale. En outre, la station vélo et le parking sous la place Béraudier améliorent l’accessibilité multimodale.

Exemple opérationnel : une PME locale souhaitant accueillir un événement professionnel peut mobiliser un plateau de coworking, bénéficier d’un hébergement proche, et inviter des partenaires à utiliser la galerie pour une animation commerciale. Ce type d’écosystème est précisément l’effet recherché pour dynamiser la Part-Dieu au-delà des heures traditionnelles de bureau.

Insight : la programmation mixte transforme la tour en « village vertical » où les usages se répondent et créent une dynamique quotidienne plus riche que celle d’un immeuble mono-fonctionnel.

Durabilité, certifications et performance énergétique

To-Lyon a été pensé pour répondre à des exigences environnementales élevées. Les cibles annoncées, HQE Exceptionnel et BREEAM Excellent, témoignent d’un niveau d’exigence poussé sur la performance énergétique, la qualité de l’air, la gestion de l’eau et la biodiversité urbaine.

Les stratégies mises en œuvre pour atteindre ces objectifs combinent innovations techniques et approche systémique : optimisation des façades pour limiter les apports solaires indésirables, management avancé des systèmes HVAC, récupération des eaux pluviales pour usages non-potables, et choix de matériaux à faible empreinte carbone. L’étude pour un label Well montre aussi l’attention portée au confort des usagers : qualité de la lumière, acoustique maîtrisée et ergonomie des espaces communs.

La localisation sur un PEM performant réduit l’empreinte des déplacements individuels. Le parking intégré sous la place Béraudier et la station vélo facilitent l’intermodalité. En outre, la place arborée participe à l’amélioration du microclimat et à la perception d’un espace public apaisé.

Insight : viser des certifications élevées structure les choix de conception et prolonge l’engagement du bâtiment au-delà de sa simple présence sur la skyline.

To-Lyon et l’urbanisme : place Béraudier, PEM et reconfiguration de la Part-Dieu

La Tour To Lyon participe à une transformation urbaine plus large de la Part-Dieu. Son pied s’ouvre sur des espaces publics réaménagés — place Béraudier, boulevard Vivier-Merle, avenue Pompidou — qui redéfinissent la relation entre bâtiment et ville. Le parking et la place basse, situés sous la place Béraudier, ont été conçus pour fluidifier les accès et réduire le cloisonnement visuel.

Le projet s’inscrit dans la logique du Pôle d’Échanges Multimodal (PEM), l’un des plus connectés d’Europe, et vise à améliorer la qualité des cheminements piétons, l’accessibilité aux transports collectifs et la continuité urbaine. En lien avec ce renouvellement, To-Lyon agit comme un pivot qui crée du lien entre la gare, les lignes de tramway, et le tissu commerçant environnant.

Pour approfondir le contexte urbain et patrimonial de la zone, des lectures complémentaires apportent des perspectives historiques et architecturales utiles, notamment autour de la transformation de la Part-Dieu et des principes de l’architecture moderne: analyse de la tour Part-Dieu et réflexions sur les principes de l’architecture.

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Insight : To-Lyon n’est pas une tour isolée mais un catalyseur urbain dont l’efficacité dépendra de la qualité des connexions et de la gestion des espaces publics adjacents.

Façades, matériaux et jeu de lumière : esthétique et performance

La façade de To-Lyon est un récit technique autant qu’esthétique. Le traitement « plissé » de la trame vitrée génère profondeur et mouvement, tandis que la teinte sombre évoque la pierre volcanique. Ces choix ont des implications sur la performance : contrôle des gains solaires, lecture extérieure, entretien et remplacement d’éléments en façade.

Les matériaux choisis doivent concilier plusieurs exigences : résistance aux cycles thermiques, pérennité face à la pollution urbaine, isolation acoustique et possibilité de maintenance modulable. Les systèmes de double-peau, protections solaires et vitrages à haute performance contribuent à la qualité intérieure et à l’atteinte des certifications environnementales.

Insight : la matérialité de la façade est au croisement de la poétique visuelle et de la technicité exigée pour faire vivre un gratte-ciel dans le temps.

Usages, modes de travail et retombées économiques pour Lyon

To-Lyon anticipe et fabrique de nouveaux usages : espaces hybrides, facilités pour le travail nomade, et une offre hôtelière pour déplacements d’affaires. La présence d’acteurs comme APICIL, EDF et Spaces crée un tissu économique diversifié et stimule l’écosystème local (restauration, services, mobilité).

Sur le plan macro-économique, la tour contribue à affirmer la Part-Dieu comme second pôle tertiaire de France, attirant talents et entreprises. À l’échelle métropolitaine, elle offre une nouvelle vitrine internationale pour Lyon, susceptible d’accroître les flux d’affaires et le rayonnement régional.

Insight : la valeur d’un tel projet se mesure à sa capacité à générer des interactions économiques durables et à accompagner la transformation des pratiques professionnelles.

Points de synthèse et vérifications avant une visite, une prise en bail ou une étude

Avant toute visite ou décision d’implantation, vérifier plusieurs éléments concrets : accessibilité multimodale via le PEM, performance énergétique du plateau, flexibilité des surfaces (possibilité de modularité), et les garanties liées aux certifications HQE/BREEAM. Examiner aussi les relations entre le socle commercial et les flux piétons, et s’assurer de la desserte vélo et parkings.

Conseil pratique : demander les fiches techniques de performance thermique et acoustique pour les lots envisagés, ainsi que les scénarios d’exploitation (mode de gestion des parties communes, targets de consommation, politique d’entretien). Cette vérification préalable évite des écarts d’usage et facilite une intégration sereine dans l’écosystème local.

Insight : une décision éclairée se fonde sur des données techniques et une lecture précise des usages, afin que le bâtiment devienne véritablement un lieu de vie urbain et non seulement un repère visuel.

Quel est le rôle de la Tour To Lyon dans la reconversion de la Part-Dieu ?

La tour agit comme catalyseur en proposant des usages mixtes (bureaux, commerces, hôtellerie et coworking) et en améliorant la relation au pôle d’échanges multimodal, facilitant l’animation quotidienne du quartier.

La tour dispose-t-elle de certifications environnementales ?

Oui, le projet vise des niveaux élevés tels que HQE Exceptionnel et BREEAM Excellent, avec des mesures de performance énergétique, gestion de l’eau et qualité d’air.

Quels sont les principaux occupants de la tour ?

Parmi les locataires, APICIL occupe 20 000 m², EDF 15 000 m² et Spaces 10 000 m²; la tour accueille également un hôtel 4 étoiles de 168 chambres et une galerie commerciale de 3 500 m².

La tour est-elle accessible en transports en commun ?

Oui, elle est connectée au PEM de la Part-Dieu, l’un des pôles multimodaux majeurs, et bénéficie d’une desserte tram/train ainsi que d’infrastructures vélo et parkings.

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